L'acteur Rick Messon qui incarne le rôle du curé :
Quelle est la vision que le curé que vous interprétez
a des psychopathes qu’il tente de convertir ? Qu’en pensez-vous
personnellement ?
Le regard que le curé porte sur les psychopathes est celui
de l’homme d’église. Donc, une approche plus sensible,
mais pas axée sur la violence, comme le sont les villageois. Le religieux
estime que ces malades sont des malheureux qui se sont égarés
du chemin de la raison et, par conséquent, de la vie. Il espère
faire revenir ces gens vers la foi, la normalité. Il pense qu’avec
l’aide de Dieu, tout lui sera possible. Pour ma part,
je dirais que ces psychopathes ressemblent aux "Serial killers"
de cette fin de siècle. Leur cas relève évidemment plus
de la psychiatrie que d’autre chose.
Quel est, selon vous, le statut de curé dans cette histoire,
un simple type ou un personnage qui ne se laisse pas seulement définir
pas sa fonction religieuse, mais également par certains traits de caractère
qui lui sont propres et si oui quels sont-ils ?
Je ne dirais pas que ce curé soit un simple type. C’est
plutôt une personne rigoureuse, très ancrée dans son dogme
religieux, orientant chacune de ses pensées, chacun de ses actes vers
le réconfort, la paix et l’autre.
Est-ce difficile, pour l’acteur que vous êtes, de jouer
un personnage dont le rôle est aussi prévisible dans un film
d’horreur ?
Il est certain que l’aspect du bon contre les méchants ressort
toujours un peu dans ce genre de film. Quant à mon interprétation
du curé, n’allant pas tous les dimanches à la messe, j’ai
essayé de donner à cet homme, un visage assez proche de l’image
que je souhaiterais avoir des gens d’église. Je me suis glissé
dans la peau de ce personnage, en essayant de faire ressortir, principalement,
le côté humain, positif de cette personne, en refusant toute
alliance avec ceux qui prônent des solutions extrêmes et violentes.
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