JCG Production : Films d'horreur indépendants underground
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INTERVIEWS DECADENCE

de Muriel Matthey (Janvier 1999)


Jean-Clément Gunter :
Kristian Unell :
Nicole Andenmatten :
Olivier Lafrance :
Nicolas Bickel :
Rick Messon :
Nicolas Siorak :
Rose-Marie Borrani :
L’acteur Nicolas Bickel qui incarne Yves :


Comment définiriez-vous le type de rapport qu'Yves, l’enfant adopté par les psychopathes, a avec Alfred ?

Je pense que Yves n’apprécie pas Alfred, car Alfred lui fait du mal. Quant à Alfred, il aime Yves à sa façon, et même s’il montre un certain amour envers Yves, il le fait avec une certaine violence. Pas une violence physique mais morale.


Quel est le rapport que Yves a envers le bien et le mal, et comment celui-ci évolue-t-il au cours de l’histoire ?

Yves a été kidnappé vers l’âge de cinq ans, et depuis ce jour, il n’apprend que des choses ayant un rapport avec le mal et ne connaît donc pas le bien. Mais grâce à un enfant de son âge il va se rendre compte que le bien et le mal existent et qu’il va devoir faire un choix.


Est-ce que le problème du bien et du mal, dont votre personnage est l’incarnation, vous paraît lié avec l’évolution actuelle de la société ?

Comparer le bien et le mal du film à notre société n’est pas vraiment possible, car le film se déroule à l’écart de la société.


Est-ce que, selon vous, le spectateur peut facilement s’identifier à Yves ?

C’est possible, mais je ne vois pas comment, à moins que le spectateur soit un psychopathe, je crois franchement que c’est très peu probable. Certains spectateurs peuvent par contre s’identifier à Yves pour son côté d’enfant maltraité.


Quelle sorte de conditionnement psychologique vous a-t-il fallu pour véritablement incarner votre personnage ?

Je n’ai pas eu besoin de conditionnement psychologique en particulier, mais beaucoup de recul par rapport à la réalité, pour pouvoir retranscrire ce qu'Yves pourrait ressentir s'il existait vraiment.


Comment avez-vous ressenti l’atmosphère qui régnait sur le tournage ? Et en particulier, celle que créait le réalisateur du film, Jean-Clément Gunter ?

L’atmosphère était chaleureuse, et il y avait une très bonne ambiance, mais de temps à autre un peu tendue car les journées de tournage étaient longues et fatigantes.