
Comment définiriez-vous le type de rapport qu'Yves, l’enfant
adopté par les psychopathes, a avec Alfred ?
Je pense que Yves n’apprécie pas Alfred, car Alfred lui
fait du mal. Quant à Alfred, il aime Yves à sa façon,
et même s’il montre un certain amour envers Yves, il le fait avec
une certaine violence. Pas une violence physique mais morale.
Quel est le rapport que Yves a envers le bien et le mal, et comment
celui-ci évolue-t-il au cours de l’histoire ?
Yves a été kidnappé vers l’âge de cinq
ans, et depuis ce jour, il n’apprend que des choses ayant un rapport
avec le mal et ne connaît donc pas le bien. Mais grâce à
un enfant de son âge il va se rendre compte que le bien et le mal existent
et qu’il va devoir faire un choix.
Est-ce que le problème du bien et du mal, dont votre personnage
est l’incarnation, vous paraît lié avec l’évolution
actuelle de la société ?
Comparer le bien et le mal du film à notre société
n’est pas vraiment possible, car le film se déroule à
l’écart de la société.
Est-ce que, selon vous, le spectateur peut facilement s’identifier
à Yves ?
C’est possible, mais je ne vois pas comment, à moins que
le spectateur soit un psychopathe, je crois franchement que c’est très
peu probable. Certains spectateurs peuvent par contre s’identifier à
Yves pour son côté d’enfant maltraité.
Quelle sorte de conditionnement psychologique vous a-t-il fallu pour
véritablement incarner votre personnage ?
Je n’ai pas eu besoin de conditionnement psychologique en particulier,
mais beaucoup de recul par rapport à la réalité, pour
pouvoir retranscrire ce qu'Yves pourrait ressentir s'il existait vraiment.
Comment avez-vous ressenti l’atmosphère qui régnait
sur le tournage ? Et en particulier, celle que créait le réalisateur
du film, Jean-Clément Gunter ?
L’atmosphère était chaleureuse, et il y avait une
très bonne ambiance, mais de temps à autre un peu tendue car
les journées de tournage étaient longues et fatigantes.